Le staycation : la micro aventure au bas de chez soi
 
Il s’agit d’une aventure « courte, proche de chez soi et qui s’insère dans le quotidien ». Une heure de route, quelques heures de marche et d’escalade… nous voilà à 2 000 mètres d’altitude. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée : pourquoi sont-ils là ? Sont-ils en congés ? Ont-ils volé un moment dans leur emploi du temps ? 
Tout d’abord, elles cherchent à fuir le tourisme de masse qui envahit les sites réputés comme Barcelone et ses 32 millions de visiteurs annuels (vingt fois sa population) ou Venise qui tâche de réguler ce flux en taxant les visiteurs débarquant des bateaux de croisières ou en réglementant sévèrement les comportements. Elles ont aussi le point commun de n’avoir parcouru qu’une heure de route depuis leur domicile. Faire du tourisme sur son propre territoire, c’est la définition même du « staycation » (contraction de « to stay » pour résider et « vacation » pour vacances).
Raisons économiques, mais aussi idéologiques, dans un contexte climatique où prendre l’avion pour un oui ou pour un non n’est plus perçu d’un très bon œil.
On n’est pas en vacances. Certains ont posé une demi-journée, d’autres travaillent de nuit. Il s’agit davantage d’un mode de vie, que des chercheurs ont qualifié de touristification du quotidien : le but, insérer des temps de loisirs et vacances dans des interstices de leur emploi du temps.

Enchanter son quotidien en trouvant des failles temporelles
 
Le levier de motivation : l’activité avec le plaisir décuplé de l’école buissonnière, car « cela a meilleur goût en semaine ».
 
Il y a chez eux une volonté d’optimiser leur journée en tirant le meilleur parti d’un planning très contraint. Cette approche implique de chasser les temps morts ou peu intéressants du quotidien, en y intercalant des activités signifiantes.
 
Les individus recherchent l’accomplissement et le sentiment de progression personnelle même dans les activités de loisirs. Les expériences originales permettent de se sentir productif et efficace dans l’usage de son temps. Au matin la vie normale reprend, mais avec la dimension supplémentaire d’avoir accompli quelque chose. Cela peut ressembler à la volonté d’intégrer une heure de sport dans son emploi du temps quotidien, au prix de prouesses d’organisation.
Le rapport à la nature y rajoute une dimension supplémentaire. 
 
Le « staycation », nouvelle tendance touristique
Ces comportements interrogent sur les phénomènes touristiques qui se développent aujourd’hui. La recherche de rupture du quotidien est à rapprocher avec le phénomène de « staycation » qui devrait s’amplifier dans les années à venir. Il s’illustre par des pratiques alternatives, par exemple des personnes choisissant de vivre « en mode vacances » dans un mobilhome, juste à côté de leur résidence principale.

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